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  • 3rd May 2013 - 14:19 UTC

EU’s proposal on application of workers’ rights to free movement: Positive signal from the Commission both expected and needed

In October 1968, the Member States agreed to allow European workers to enter their territory with a view to working, thus opening up the labour markets in the Member States to all EU citizens. This freedom was complemented by the right to equal treatment, an essential corollary to the right to free movement. On 26 April 2013, the European Commission launched a proposal for a new enforcement directive on measures facilitating the exercise of the rights conferred on workers in the context of the freedom of movement of workers. The proposal aims to make it easier for people to exercise their rights in practice, to overcome any obstacles and to help prevent discrimination against workers on the basis of nationality.

“This proposal by the Commission was both expected and needed, all the more given the increase in serious problems linked to discrimination and unequal treatment in Europe notably as a result of the application of transitional measures for the new Member States as well as and the increasing xenophobia in more and more Member States” stated Luca Visentini, ETUC Confederal Secretary.

The ETUC agrees with the analysis of the issue as presented in the proposal as well as with the ways for improving the situation and above all ensuring the enforcement of workers’ rights to free movement.

Veronica Nilson, ETUC Confederal Secretary, added “This is particularly true concerning the key role of the social partners in fighting discrimination and unequal treatment. The social partners must be included and respected in all such activities. It is thus extremely important to strengthen the coordination between social partners’ activities and bodies and the existing as well as future bodies set up by Member States on the basis of the proposed directive with the aim of providing assistance and information”.

The ETUC reaffirms that free movement and fair mobility are among its top political priorities and that furthermore all four fundamental freedoms of the common market (movement of goods, services, capital and people) should be given equal importance since, in practice, many obstacles still hamper to the free movement of workers.

The ETUC believes that any discussion of mobility for EU citizens must not lose sight of the following aspects: statutory and additional social security, taxation, the recognition of qualifications, access to employment and the conditions of employment.

Finally, on the eve of the EU’s latest enlargement, the ETUC reaffirms its opposition to the application of the third phase of temporary measures against the free movement of workers from Romania and Bulgaria. The ETUC calls on EU Member States to refrain from applying any kind of temporary measures blocking or limiting free movement of Croatian workers within the European Union.

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version Française ci-dessou

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Proposition de l’UE sur l’application du droit de libre-circulation des travailleurs : un signal positif, à la fois attendu et nécessaire de la part de la Commission

En octobre 1968, les États membres se sont accordés pour permettre aux travailleurs européens d’entrer sur leur territoire dans le but d’y travailler, ouvrant ainsi le marché du travail des États membres à tous les citoyens de l’UE. Cette liberté s’accompagnait du droit à l’égalité de traitement, corollaire essentiel du droit à la libre circulation. Le 26 avril 2013, la Commission européenne a lancé une proposition pour une nouvelle directive d’application portant sur des mesures facilitant l’exercice des droits conférés aux travailleurs dans le contexte de la libre circulation des travailleurs. La proposition vise à faciliter l’exercice de ces droits pour les personnes, à lever tout obstacle et à contribuer à prévenir toute discrimination à l’égard des travailleurs sur base de leur nationalité.

« Cette proposition de la Commission était à la fois attendue et nécessaire, vu l’aggravation des problèmes liés à la discrimination et à l’inégalité de traitement en Europe découlant notamment de l’application de mesures transitoires pour les nouveaux États membres et la montée de la xénophobie dans un nombre croissant de pays », a déclaré Luca Visentini, Secrétaire confédéral de la CES.

La Confédération européenne des syndicats (CES) partage l’analyse de la question présentée dans la proposition ainsi que les moyens proposés pour améliorer la situation et, avant tout, garantir l’application des droits des travailleurs à la libre circulation.

Veronica Nilsson, Secrétaire confédérale de la CES, ajoute : « Ceci est particulièrement vrai s’agissant du rôle clé des partenaires sociaux dans la lutte contre la discrimination et l’inégalité de traitement. Les partenaires sociaux doivent être impliqués et respectés dans toutes ces activités. Il est donc extrêmement important de renforcer la coordination entre les activités et les organes relevant des partenaires sociaux et les organes existants et futurs mis en place par les États membres sur base du projet de directive en vue d’apporter assistance et information ».

La CES réaffirme que la liberté de circulation et mobilité sont parmi ses priorités politiques majeures et, en outre, qu’une égale importance doit être donnée à chacune des quatre libertés fondamentales (libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes) car, dans la pratique, de nombreux obstacles entravent encore la libre circulation des travailleurs.

La CES pense que toute discussion sur la mobilité des citoyens de l’UE doit tenir compte des aspects suivants : sécurité sociale légale et complémentaire, fiscalité, reconnaissance des qualifications, accès à l’emploi et conditions de travail.

Enfin, à la veille du prochain élargissement de l’UE, la CES réaffirme son opposition à l’application de la troisième phase des mesures transitoires contre la libre circulation des travailleurs de Roumanie et de Bulgarie. La CES appelle les États membres à s’abstenir de toute mesure transitoire visant à bloquer ou à limiter la liberté de circulation de travailleurs croates à l’intérieur de l’Union européenne.

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